Pourquoi j'annule un plan le jour même alors que j'en avais envie
Il est 16h. Le dîner est à 19h, et tu es encore sur le canapé, le message vide ouvert sur l'écran.
Hier soir tu avais hâte, et je te crois. Là tu regardes l'heure, tu la regardes encore, et le trajet, la conversation à tenir, le fait de devoir être une version de toi qui sourit et qui a des choses à raconter, tout se met à peser d'un coup. Tu écris « Désolée, finalement... ». Tu retravailles la phrase trois fois : une raison qui tienne debout sans en faire trop. Tu la choisis moins parce qu'elle est vraie que parce qu'elle ferme la conversation proprement.
Le message part, et ça se relâche tout de suite, avant même la réponse. Les épaules descendent, la soirée redevient à toi. C'est ce petit soulagement qui revient chaque fois, plus net que le plaisir que tu aurais eu là-bas. Une heure plus tard, tu penses à la table et à la place vide. Ce que tu annules, ce n'est pas l'envie. C'est l'effort d'y aller.
Ce que tu annules, ce n'est pas l'envie. C'est l'effort d'y aller.
Je me demandais…
Tu y irais plus souvent, si tu pouvais arriver sans énergie et sans rien avoir à raconter ?